- Imperméabilité confirmée : la membrane ClimaProtect assure 100 % d’étanchéité en conditions de randonnée légère.
- Rapport qualité-prix excellent : à 90 €, c’est l’un des meilleurs arguments du modèle dans sa gamme.
- Légèreté adaptée : 320 g par chaussure, bon score pour une chaussure imperméable d’entrée de gamme.
- Accroche fonctionnelle en terrain humide : la gomme FullOn GRIP gère correctement boue et herbe mouillée.
- EVA basique limité : l’amorti ferme fatigue le pied au-delà de 10 à 15 kilomètres de randonnée.
- Tige basse peu protectrice : absence de pare-pierres et maintien latéral insuffisant en terrain technique.
À 90 €, la CMP Altak Waterproof se positionne clairement comme une chaussure de randonnée légère accessible, pensée pour le marcheur du week-end qui veut ses pieds au sec sans se ruiner. CMP, marque italienne spécialisée dans l’outdoor, mise ici sur un package simple : tige mesh imperméable, semelle caoutchouc avec gomme propriétaire FullOn GRIP, et un poids contenu à 640 g la paire.
Le test s’est déroulé sur plusieurs sorties en conditions variées : chemins forestiers détrempés, sentiers herbeux mouillés, et quelques sections de chemin caillouteux. Profil testeur : randonneur régulier pratiquant 8 à 15 km par sortie, sans prétention trail running. Le verdict en un mot : honnête, à condition de respecter les limites du produit.

Présentation du CMP Altak Waterproof : que vaut cette chaussure de trail à 90 € ?
CMP (Campagnolo Multisport Products) situe l’Altak en catégorie A, autrement dit randonnée légère. Ce n’est pas une chaussure de trail racing ni une botte de montagne. C’est une chaussure polyvalente, taillée pour les sentiers quotidiens, la marche nordique et les sorties de proximité.
Le modèle affiche un label vegan : 100 % synthétique, sans matière animale. Le poids annoncé est de 640 g pour la paire, soit environ 320 g par chaussure. C’est raisonnable pour une entrée de gamme avec membrane. Plusieurs coloris sont disponibles selon les tailles et saisons.
Sur le rapport qualité/prix, les utilisateurs sont clairs : c’est l’un des points forts du modèle, cité 5 fois sur 7 avis. À moins de 90 €, l’addition tient la route si on ne lui demande pas plus que ce qu’elle peut donner.
Fiche technique résumée
- Drop : 10 mm
- Poids : ~320 g par chaussure (taille moyenne)
- Membrane : ClimaProtect (étanchéité 100 % confirmée fabricant)
- Traitement extérieur : DWR (Durable Water Repellent)
- Semelle extérieure : Caoutchouc, gomme CMP FullOn GRIP
- Semelle intercalaire / intérieure : EVA
- Fermeture : Laçage classique
- Système de maintien : Lock Wrap Release
- Matériau tige : Mesh synthétique + Lycra
- Prix indicatif : 90 €

Caractéristiques techniques du CMP Altak : ce que disent les specs
La tige associe un mesh synthétique respirant à du Lycra pour un peu d’élasticité et d’adaptabilité. Par-dessus, la membrane ClimaProtect assure l’étanchéité. Le tout reçoit un traitement DWR pour repousser l’eau de surface avant qu’elle ne cherche à traverser.
Le système « Lock Wrap Release » est présenté par CMP comme un dispositif de maintien et de dégagement. Concrètement, il s’agit d’une construction de la tige qui enveloppe le pied latéralement pour limiter les mouvements en dévers, tout en facilitant l’enfilage et le retrait. Le résultat reste modéré sur le terrain (on y revient dans la section maintien), mais l’intention est claire : compenser la hauteur basse de la tige.
Les renforts aux orteils et au talon ajoutent un minimum de protection structurelle. Pas de pare-pierres rigide, mais une épaisseur suffisante pour des cailloux de sentier standard.
Par rapport aux standards du segment entrée de gamme, la construction est cohérente. On ne peut pas parler de membrane Gore-Tex ni de gomme Vibram Megagrip, mais ce n’est pas l’ambition affichée. Si tu cherches une gomme performante sur rocher sec avec certification reconnue, regarde du côté de modèles comme l’Asics Trabuco Terra 3 ou la Nike Juniper Trail 3, qui ciblent un registre différent.
Drop de 10 mm : bon ou mauvais choix pour le trail ?
10 mm, c’est un drop dit « traditionnel ». Il correspond à la géométrie classique des chaussures de randonnée et de running depuis des décennies. Pour un randonneur qui vient de la chaussure de ville ou de la basket classique, ce drop est immédiatement confortable : le talon est surélevé, le mollet peu sollicité, la transition est douce.
Pour un pratiquant habitué à des drops inférieurs (4 à 6 mm, courant sur le trail moderne), le 10 mm peut sembler engager le pied en arrière et réduire la proprioception. Ce n’est pas un défaut en soi, c’est une orientation de conception.
Dans le contexte de la marche nordique et de la randonnée légère ciblées ici, le 10 mm est un choix sensé. Il favorise le confort sur la durée et réduit les contraintes sur le tendon d’Achille pour les utilisateurs non aguerris.

Accroche et semelle extérieure CMP FullOn GRIP : test sur terrain humide et boueux
La gomme FullOn GRIP est la solution propriétaire CMP. Elle n’est pas certifiée par un tiers (pas de label Vibram, pas de Michelin), mais les données terrain sont instructives.
Sur chemins boueux : l’accroche est fonctionnelle. Les crampes de la semelle accrochent correctement dans la terre meuble et évacuent la boue sans coller excessivement. Sur herbe mouillée : le maintien est suffisant pour des allures de marche active. Sur flaques et chemins détrempés : la chaussure ne glisse pas de manière inquiétante.
La hauteur des crampons reste modérée, dans la logique d’une chaussure de randonnée légère et non d’un trail de compétition. On est loin des crampons profonds type Salomon ou Asics Trabuco, pensés pour s’enfoncer dans les sols meubles à haute vitesse.
Ce point est honnêtement signalé : l’Altak ne prétend pas rivaliser avec une chaussure trail agressive sur boue profonde.

Performance sur terrain sec vs terrain mouillé
Sur terrain mouillé : la gomme FullOn GRIP tient ses promesses dans les conditions annoncées (randonnée, marche). Sur terrain sec et compact : l’accroche est correcte, sans être remarquable.
Le point délicat est le rocher sec. Aucun test sur granit ou calcaire sec n’a pu être mené, et les spécifications fabricant ne renseignent pas sur cette performance. Sur dalle rocheuse ou chemin pierreux en conditions estivales sèches, la prudence s’impose. Ce n’est pas le terrain pour lequel cette chaussure est conçue.
L’usure de la gomme après une dizaine de sorties reste acceptable sur les zones d’appel classiques (avant du talon, orteils). Pas d’érosion prématurée constatée, mais la durabilité sur le long terme reste à confirmer (un utilisateur a d’ailleurs soulevé ce point dans ses retours).
Imperméabilité et protection : la membrane ClimaProtect tient-elle ses promesses ?
La membrane ClimaProtect, associée au traitement DWR de la tige, positionne l’Altak comme une chaussure réellement imperméable. Le service client CMP l’a confirmé par écrit : 100 % imperméable.
Sur le terrain, traversées de flaques jusqu’aux malléoles : aucune infiltration constatée. Marche sous pluie modérée pendant 40 minutes : pieds secs. Chemins détrempés sur sous-bois : la membrane tient. C’est cohérent avec les 6 votes « étanche » sur 7 avis utilisateurs, le critère le plus cité.
Un point de vigilance : CMP ne communique pas de valeur Schmerber officielle. On ne peut pas quantifier précisément la résistance à la pression d’eau. Pour une utilisation randonnée légère et marche, c’est suffisant. Pour une traversée en conditions extrêmes ou sous pluie battante prolongée avec immersion partielle, la limite reste inconnue.
Respirabilité avec membrane : le compromis inévitable ?
Toute membrane d’étanchéité bride la respirabilité. C’est une constante physique, pas un défaut propre à CMP. La ClimaProtect n’échappe pas à la règle.
Par temps frais (moins de 12 °C), le compromis est acceptable. Le pied reste confortable sur des sorties d’une à deux heures. Par temps chaud ou sur des montées soutenues, la chaleur s’accumule à l’intérieur. La transpiration ne s’évacue pas aussi efficacement qu’avec une chaussure sans membrane.
CMP annonce l’Altak comme une chaussure multi-saisons. C’est juste en termes d’imperméabilité toutes saisons, mais en été par grande chaleur, le confort thermique sera limité. L’usage automne-printemps est clairement le plus pertinent pour ce modèle.

Amorti et confort en randonnée longue distance : les limites de l’EVA
La semelle intercalaire et la semelle intérieure sont toutes les deux en EVA standard. C’est le matériau de base de l’entrée de gamme : léger, économique, fonctionnel à court terme.
Le feedback terrain confirme ce que les utilisateurs notent : les semelles sont fermes. Pas inconfortables lors des premières minutes, mais la fermeté se fait sentir après 8 à 10 km sur surface dure. Sur chemin forestier meuble, c’est moins problématique.
Si tu sors sur des parcours de 15 km ou plus avec des zones de route ou de chemin pierreux, une semelle de rechange de qualité peut changer l’expérience. C’est un investissement simple pour prolonger le confort.
Sensation d’impact sur différents supports
Sur pavé ou asphalte : les impacts sont perceptibles. Pas douloureux sur courte distance, mais fatigants sur la durée. Ce n’est pas une chaussure pour le bitume régulier.
Sur chemin forestier humide : c’est nettement plus agréable. La fermeté de l’EVA est compensée par la souplesse naturelle du sol.
Sur herbe et terrain herbeux : l’amorti est suffisant. C’est ici que la chaussure est le plus confortable.
Le verdict est net : distance maximale recommandée de 15 km pour un usage confortable. Au-delà, la fatigue de pied s’accumule. Ce n’est pas une chaussure pour le trail running ni pour les journées de 25 km en montagne, contrairement à des modèles comme l’Asics Gel Kanaku 6 ou le Mizuno Wave Ibuki 4, conçus pour absorber davantage les impacts sur longue durée.
Tige, maintien latéral et gestion du dévers
La tige basse en mesh est légère et laisse le pied respirer, dans la limite de la membrane. Elle n’offre pas la protection d’une tige mi-montante. En dévers prononcé ou sur terrain irrégulier, la cheville n’est pas sécurisée comme elle le serait avec une tige plus haute.
Le système Lock Wrap Release apporte un maintien enveloppant correct sur terrain plat et modérément accidenté. En descente rapide sur pente raide avec obstacles, la limite de la construction légère se ressent. Le pied peut légèrement bouger latéralement dans la chaussure si le laçage n’est pas optimisé.
Les renforts aux orteils et au talon protègent des coups légers contre des cailloux de taille standard. Pour du terrain vraiment rocheux ou techniques, l’absence de pare-pierres rigide est un manque réel. À comparer avec des chaussures pensées pour le terrain difficile comme la La Sportiva Akyra 2 ou le test de l’Adidas Terrex Tracerocker 2, qui intègrent des protections bien plus élaborées.

Chaussant et ajustement : attention aux ampoules ?
Un utilisateur a signalé des ampoules. Difficile d’attribuer ce problème à la chaussure en elle-même sans plus de contexte : forme du pied, type de chaussettes portées, rodage insuffisant, ou simple mauvais pointure.
Quelques conseils pratiques pour éviter ce problème :
- Porter des chaussettes techniques anti-ampoules (mérinos ou synthétique à coutures plates)
- Effectuer un rodage progressif (2 à 3 sorties courtes avant une randonnée longue)
- Vérifier que la pointe de pied dispose de 5 à 8 mm d’espace en bout de chaussure
- Resserrer le laçage progressivement, en commençant par le milieu du pied
Le chaussant global est plutôt standard en largeur. Les pieds larges pourraient trouver la chaussure un peu serrante sur la durée.
Usages et terrains recommandés : pour qui est vraiment fait le CMP Altak ?
L’Altak convient clairement à ces contextes :
- Randonnée légère sur sentiers forestiers et chemins ruraux
- Marche nordique sur terrain varié
- Sorties quotidiennes sous conditions météo humides
- Usage automne-printemps avec pluie fréquente
- Sorties de 5 à 15 km maximum
Ce que la chaussure ne peut pas faire :
- Trail running (amorti insuffisant, semelle pas conçue pour les impacts répétés à vitesse élevée)
- Longues distances en montagne (> 20 km, manque de protection et d’amorti)
- Terrain très rocheux ou technique (absence de pare-pierres, tige basse)
- Compétition (catégorie « Short Distance » uniquement selon CMP)
Le CMP Altak est-il adapté à la marche nordique ?
La marche nordique est l’un des usages officiellement cités par CMP. Sur ce point, le bilan est positif. Le drop de 10 mm favorise un déroulé du pied naturel. Le grip FullOn GRIP gère bien les sols mouillés et les chemins compacts. Le poids de 320 g par chaussure ne pénalise pas le pas.
La seule réserve concerne la durabilité de l’EVA sur les séances longues et régulières. Pour un pratiquant de marche nordique plusieurs fois par semaine, l’usure de la semelle intercalaire se fera sentir plus rapidement qu’avec un modèle à mousse haute résilience.
Avis détaillé et note par critère
Voici le bilan critère par critère :
Accroche : 3,5/5 Efficace sur terrain humide et boueux. Insuffisamment testée (et probablement limitée) sur rocher sec. Crampons modérés, logiques pour le positionnement produit.
Imperméabilité : 4/5 La membrane ClimaProtect tient ses promesses dans les conditions d’usage cibles. Absence de valeur Schmerber : point de vigilance pour les conditions extrêmes.
Confort : 3/5 Correct sur les 8 premiers kilomètres. L’EVA ferme se fait ressentir au-delà. Acceptable pour l’usage annoncé, insuffisant pour les longues journées.
Maintien : 3/5 Correct en terrain plat et modérément accidenté. Limité en dévers prononcé et en descente rapide. Tige basse sans protection latérale renforcée.
Légèreté : 4/5 320 g par chaussure, c’est un bon score pour une chaussure imperméable entrée de gamme.
Rapport qualité/prix : 4/5 À 90 €, c’est l’un des meilleurs arguments du modèle. Difficile de trouver mieux avec membrane dans cette gamme de prix.
Note globale personnelle : 3,6/5
Ce que disent les utilisateurs : analyse des avis CMP Altak
Sur 7 avis disponibles, la note globale ressort à 3,9/5 avec un taux de recommandation de 72 %. Ce n’est pas un score exceptionnel, mais c’est cohérent avec les observations terrain.
Les points forts collectifs : étanchéité (6 votes), rapport qualité/prix (5 votes), confort (4 votes), bonne accroche (3 votes), robustesse (3 votes).
Les critiques : un utilisateur signale des ampoules, un autre questionne la durabilité. Deux avis négatifs sur sept, c’est peu mais pas négligeable.
La base d’avis est faible (7 avis seulement). Les conclusions doivent être pondérées. Le 72 % de recommandation correspond à 5 « oui » pour 2 « non ». Un ou deux avis supplémentaires peuvent faire bouger cette statistique significativement.
Conclusion : faut-il acheter le CMP Altak Waterproof ?
La CMP Altak Waterproof est une chaussure honnête dans sa catégorie. Elle ne prétend pas être ce qu’elle n’est pas : ni une trail running agressive, ni une chaussure de montagne technique. Elle est pensée pour le randonneur casual, le marcheur du week-end, celui qui veut ses pieds au sec sur des sentiers classiques sans dépasser 90 € de budget.
Les points forts sont réels : l’imperméabilité tient, le grip sur terrain humide est fonctionnel, le poids est contenu, et le prix est son meilleur argument commercial. Les limites sont tout aussi réelles : amorti EVA basique, absence de pare-pierres, tige basse peu adaptée aux terrains exigeants.
Si tu cherches à te lancer dans la randonnée sans investir massivement, ou si tu as besoin d’une paire imperméable pour tes sorties automne-printemps sur sentiers balisés, l’Altak répond au besoin. Si tu envisages des sorties plus exigeantes en distance ou en technicité, oriente-toi vers des modèles mieux équipés.
À qui s’adresse le CMP Altak Waterproof ?
Recommandé pour :
- Randonneur casual / week-end sur sentiers classiques
- Marcheur nordique en terrain varié et humide
- Budget limité avec besoin d’imperméabilité confirmée
- Sorties courtes à moyennes (5 à 15 km)
Déconseillé pour :
- Trail running et compétition
- Longues distances (plus de 20 km)
- Terrain très rocheux ou technique
- Pratiquants cherchant un amorti prononcé ou une protection maximale
> Notre note globale : 3,6/5 Un bon rapport qualité/prix pour un usage de randonnée légère, à condition de respecter ses limites.




