- Amorti excellent : mousse FLYSPEED Pro infusée d'azote offrant confort durable et protection articulations sur ultra-distance.
- Accroche graphène performante : gomme GRAPHENE-GRIP adhère efficacement sur terrain sec, rocailleux et humide modéré.
- Avant-pied large : conception généreuse accommodant pieds forts et gonflements fin d'effort, idéal longue distance.
- Réactivité accrue : nouvelle mousse V2 plus légère rebondissante procurant retour d'énergie sans lourdeur excessive.
- Renforts latéraux efficaces : maintien précis terrain accidenté et dévers sans rigidifier l'ensemble de la chaussure.
- Poids modéré : 309 g représente investissement protection articulations justifié sur distances ultra-trail.
La gamme TrailFly d’Inov-8 couvre un spectre large, des modèles orientés vitesse jusqu’aux chaussures taillées pour l’ultra-distance. Le Max V2 se positionne clairement dans le second camp : une chaussure conçue pour avaler les kilomètres sur terrain mixte, avec un amorti généreux et une accroche fiable quelle que soit la météo.
La V1 avait déjà séduit les ultratraileurs en quête de confort durable. La V2 pousse le curseur plus loin avec une semelle intermédiaire plus épaisse, une nouvelle formulation de mousse et une empeigne repensée. La promesse : plus de protection, plus de dynamisme, sans sacrifier la sensation au sol. Voici ce que ça donne concrètement.
Notre verdict express sur la Trailfly Max V2
La Trailfly Max V2 est une chaussure d’ultra-trail polyvalente, pensée pour les longues distances sur terrains secs, rocailleux et mixtes humides. Son amorti est franchement excellent, son accroche graphène tient ses promesses sur sec et légèrement humide, et son confort sur 50 à 100 km est au rendez-vous. Elle pèse 309 g (T42), ce qui la place au-dessus de la moyenne trail classique. C’est le prix à payer pour ce niveau de protection.
Profil utilisateur principal : ultratraileurs tous niveaux, coureurs longue distance sur terrain technique mixte.

Présentation de l’Inov-8 Trailfly Max V2
Dans la gamme TrailFly, le Max V2 occupe une place précise : entre le TrailFly Speed (orienté réactivité et courtes distances) et les modèles à protection maximale. Inov-8 la destine aux ultratraileurs et aux coureurs longue distance qui veulent du confort sans renoncer à l’accroche.
Les deux arguments marketing centraux sont la mousse FLYSPEED Pro infusée d’azote et la gomme GRAPHENE-GRIP enrichie au graphène. Le premier promet un retour d’énergie dynamique sur la durée, le second une adhérence supérieure sur tous les types de sols. La V2 ajoute à cela une semelle intermédiaire plus épaisse et une empeigne améliorée.
Les évolutions V1 vers V2 : ce qui change vraiment
Les changements entre les deux versions sont concrets et mesurables :
- Amorti : semelle intermédiaire plus épaisse, confort en hausse sensible sur longue distance.
- Mousse : nouvelle formulation FLYSPEED Pro, plus légère et plus dynamique que la V1.
- Empeigne : mesh technique repensé, meilleure respirabilité et ajustement affiné.
- Réactivité : augmentée grâce à la nouvelle mousse, malgré le gain d’épaisseur.
Le revers de la médaille est une légère prise de poids par rapport à la V1, cohérente avec l’augmentation d’épaisseur de la semelle.

Caractéristiques techniques de l’Inov-8 Trailfly Max V2
Voici les données clés du modèle :
- Drop : 6 mm
- Poids : 309 g (taille 42, mesuré par I-Run)
- Semelle intermédiaire : mousse FLYSPEED Pro infusée d’azote
- Semelle extérieure : gomme GRAPHENE-GRIP (caoutchouc enrichi au graphène)
- Crampons : 4 mm multidirectionnels
- Stabilité : neutre (pas de correction pronation/supination)
- Semelle intérieure : amovible, compatible accessoire Boomerang
309 g, c’est nettement au-dessus de la moyenne d’une chaussure de trail classique (250 à 280 g). Ce chiffre se justifie par le volume d’amorti embarqué. Sur un 80 km, l’enjeu n’est pas la légèreté pure mais la protection des articulations sur la durée, et là le Max V2 a ses arguments.
Drop 6 mm et poids 309 g : ce que ça implique en pratique
Un drop de 6 mm est modéré pour une chaussure à amorti élevé. Il permet de conserver une dynamique de foulée relativement naturelle, sans le basculement excessif vers l’avant des drops de 8 à 10 mm. En pratique, le pied reste actif, la foulée n’est pas figée dans une position hyper talonnante. Sur un ultra, cette combinaison drop modéré et mousse généreuse limite la fatigue musculaire sans désengager complètement les chaînes postérieures.
Le poids de 309 g se fait moins sentir à l’usage qu’à la pesée. Sur 50 km, il est quasi transparent si ton rythme est modéré. Sur un 100 km rapide, il mérite réflexion.

Accroche et semelle extérieure : le GRAPHENE-GRIP à l’épreuve du terrain
La gomme GRAPHENE-GRIP est la signature technique d’Inov-8. Le graphène renforce le caoutchouc à l’échelle moléculaire, ce qui lui confère une résistance à l’abrasion supérieure tout en maintenant une bonne flexibilité à froid. Sur terrain sec, l’adhérence est franche et rassurante. Sur rocher mouillé, la gomme accroche bien, avec un niveau de confiance supérieur à une gomme standard.
Sur sol humide (herbe, feuilles mortes, chemins détrempés), la traction est correcte, sans être exceptionnelle. Le graphène fait la différence surtout sur les surfaces dures et lisses, pas nécessairement dans les conditions les plus boueuses.
Crampons 4 mm : suffisants pour le boueux et le technique ?
4 mm, c’est en dessous des standards boue du marché. Un crampon optimisé pour la vase ou la neige épaisse tourne plutôt autour de 6 à 8 mm. Sur terrain boueux léger ou chemins détrempés, les crampons multidirectionnels de la Trailfly Max V2 assurent une adhérence correcte. Mais si tu cours régulièrement sur des chemins argileux profonds ou en montagne sous la neige, une chaussure à crampons plus hauts sera plus adaptée.
Sur terrain rocailleux, technique et sec, les 4 mm sont en revanche parfaitement dimensionnés. La conception multidirectionnelle gère bien les changements d’appui rapides, notamment en descente sur sentier pierreux.

Durabilité de la gomme graphène sur terrains abrasifs
Sur calcaire et terrain volcanique, la résistance à l’usure de la gomme graphène est clairement au-dessus de la moyenne. Inov-8 met en avant cette longévité depuis plusieurs années, et les retours terrain confirment une usure nettement plus lente que sur une gomme conventionnelle. C’est un argument concret pour qui enchaîne les grosses sorties sur terrains abrasifs.
Protection et maintien : pare-pierre, renforts latéraux et stabilité en dévers
Le pare-pierre avant-pied est décrit comme robuste par Inov-8. Il protège efficacement les orteils lors des impacts sur rochers, ce qui est particulièrement appréciable sur les sentiers caillouteux en descente ou lors de passages techniques. L’épaisseur exacte du matériau n’est pas communiquée par la marque, mais la protection perçue est réelle.
Les renforts latéraux ciblés sur le médio-pied assurent un maintien précis sans rigidifier l’ensemble de la chaussure. La stabilité est classée neutre : pas de système de contrôle de la pronation, pas de plaque rigide de stabilisation. Le maintien repose sur la structure de l’empeigne et les renforts ciblés.
Renforts latéraux et tenue en dévers : notre verdict
Sur sentiers en dévers et descentes techniques, le Max V2 offre un maintien latéral satisfaisant. Les renforts médio-pied font le travail sans verrouiller le pied de façon artificielle. Pour un coureur neutre ou légèrement supinateur, la tenue est bonne. Pour un coureur à forte pronation cherchant une correction active, il faudra se tourner vers un modèle avec plaque de stabilisation dédiée.
Sur terrain accidenté à forte composante latérale (éboulis, crêtes étroites), le Max V2 gère bien la situation grâce à l’association entre la largeur de l’avant-pied et les renforts ciblés.
Amorti et confort longue distance : la mousse FLYSPEED Pro en test
C’est là que le Max V2 se distingue le plus clairement. La mousse FLYSPEED Pro infusée d’azote offre un niveau d’amorti franchement élevé, avec un retour d’énergie perceptible à chaque foulée. Sur les trois à quatre premières heures d’un ultra, l’amorti est quasi invisible tellement il est transparent et naturel. C’est au-delà, quand la fatigue s’installe, que la différence avec une chaussure moins amortie se fait sentir.
La semelle plus épaisse de la V2 (par rapport à la V1) amplifie la protection des articulations sur la durée, sans créer l’effet « semelle de botte » que l’on reproche parfois aux chaussures très amoriées. L’équilibre amorti/sensation au sol est bien géré.

Réactivité vs amorti : le bon équilibre trouvé ?
La V2 est plus réactive que la V1, malgré la semelle plus épaisse. La nouvelle formulation de la mousse est plus légère et rebondissante. En pratique, on ressent un retour d’énergie propre qui pousse la foulée vers l’avant, sans la lourdeur associée aux mousses haute densité classiques.
Sur les relances en montée ou les portions roulantes, ce dynamisme est un vrai plus. Il ne rivalise pas avec une chaussure orientée vitesse, mais pour une chaussure d’ultra, la réactivité est clairement au-dessus de la moyenne.
Semelle intérieure amovible et option Boomerang
La semelle intérieure est amovible, ce qui permet une personnalisation simple. Inov-8 propose en option la semelle Boomerang, qui promet 40 % de rebond supplémentaire par rapport à une semelle standard. Pour les coureurs très sensibles au retour d’énergie ou voulant optimiser leur dynamisme sur un profil de course rapide, c’est un accessoire qui mérite considération. Pour la majorité des ultratraileurs, la semelle d’origine suffit largement.
Tige, respirabilité et maintien de l’avant-pied
Le mesh technique repensé pour la V2 est léger et respirant. Sur les sorties longues partemps chaud, la thermorégulation est correcte. Il ne chauffe pas excessivement, et l’humidité s’évacue de façon satisfaisante. Sur des sorties de six heures et plus, le confort intérieur reste stable, sans points de friction notables.
L’avant-pied large est un atout réel pour les longues distances. En fin d’ultra, les pieds gonflent. Une chaussure à la coupe trop étroite devient alors une source de douleur. Le Max V2 anticipe ce phénomène avec un volume généreux qui laisse les orteils s’étaler sans comprimer les métatarses.

Maintien du pied et ajustement : convient-il aux pieds larges ?
La réponse est clairement oui. La conception large de l’avant-pied est pensée pour accueillir des pieds forts ou gonflés en fin d’effort. Le médio-pied est bien tenu par les renforts latéraux, ce qui évite le glissement interne à la descente malgré la largeur de l’avant-pied. Le système de lacets classique permet un ajustement précis sur le dessus du pied.
Pour les pieds fins ou étroits, la coupe large peut générer un léger jeu latéral. Un test en boutique avant achat est conseillé si tu as un pied particulièrement étroit.
Usages et terrains recommandés pour la Trailfly Max V2
Le Max V2 excelle sur les terrains suivants :
- Sec et rocailleux : c’est son domaine de prédilection. La gomme graphène et les crampons 4 mm forment une combinaison redoutable sur sentiers pierreux et calcaires.
- Mixte humide : traction correcte sur chemins détrempés et herbe mouillée, avec une réserve sur la boue épaisse.
- Terrain technique : le pare-pierre et les renforts latéraux assurent une protection et une stabilité adaptées aux passages accidentés.
Les terrains à éviter ou à aborder avec prudence :
- Boue profonde et argile collante : les crampons de 4 mm ne sont pas dimensionnés pour ce type de sol. Une chaussure à crampons de 6 à 8 mm sera plus efficace.
- Neige tassée ou glace : les crampons multidirectionnels offrent une adhérence partielle, mais insuffisante en conditions hivernales engagées.
Pour les distances courtes et le trail rapide, le Max V2 n’est pas la chaussure la plus adaptée. Le poids de 309 g se fait davantage sentir sur une sortie d’une heure à allure soutenue. Inov-8 propose le TrailFly Speed pour ce profil d’utilisation.
L’Inov-8 Trailfly Max V2 est-elle une bonne chaussure d’ultra-trail ?
Oui, clairement. L’amorti durable de la FLYSPEED Pro, le confort de l’avant-pied large et l’accroche graphène en font une option sérieuse pour les 50 km, 80 km et 100 km sur terrain mixte. Elle tient la distance sans fatiguer le pied, maintient un dynamisme suffisant pour ne pas traîner sur les portions roulantes, et protège efficacement sur le technique.
Les points de vigilance sont connus : le poids, les crampons en conditions très boueuses, et le tarif premium. Si ta course se déroule en grande partie sur sol humide et gras, prévois une alternative ou accepte la limite.
Avis détaillé : points forts et points faibles
Points forts :
- Amorti excellent, parmi les meilleurs de la gamme Inov-8, confort durable sur ultra-distance.
- Gomme GRAPHENE-GRIP fiable et résistante à l’usure, particulièrement efficace sur sec et rocher.
- Nouvelle formulation de mousse V2 plus légère et plus dynamique que la V1, retour d’énergie perceptible.
- Avant-pied large, idéal pour les pieds forts et les gonflements en fin d’effort.
- Renforts latéraux efficaces pour le maintien en dévers et sur terrain accidenté.
- Semelle intérieure amovible, personnalisable avec l’option Boomerang.
- Drop de 6 mm bien dosé, foulée naturelle préservée malgré l’amorti généreux.
Points faibles :
- Poids de 309 g (T42) au-dessus de la moyenne trail classique, sensible sur les sorties rapides.
- Crampons de 4 mm insuffisants en boue épaisse ou neige engagée.
- Tarif positionné dans la gamme premium, cohérent avec les technologies embarquées mais à intégrer dans le budget.
- Rigidité torsionnelle non détaillée par la marque, à évaluer sur terrain très cassé.
- Coupe large potentiellement inadaptée aux pieds très fins.
Conclusion : à qui s’adresse vraiment l’Inov-8 Trailfly Max V2 ?
Le Max V2 est fait pour les ultratraileurs qui veulent une chaussure polyvalente, confortable sur la durée et fiable sur terrain mixte. Si tu prépares un 80 km ou un 100 km sur sentiers rocailleux, avec des portions humides mais sans traversée de boue profonde, c’est un très bon choix.
Elle convient à tous les niveaux, du coureur de trail confirmé qui cherche à protéger ses articulations sur les longues sorties d’entraînement, à l’ultratraileur expérimenté qui veut un outil fiable en compétition. L’empeigne large la rend particulièrement intéressante pour les profils de pieds larges ou pour ceux qui ont souffert de compressions en fin d’ultra.
En revanche, si tu cours principalement sur boue, en conditions hivernales, ou si tu cherches une chaussure légère pour du trail court et rapide, le Max V2 n’est pas ta chaussure. Regarde du côté du TrailFly Speed ou d’un modèle à crampons plus hauts selon ton terrain dominant.
La Trailfly Max V2 ne révolutionne pas le trail, mais elle fait très bien ce pour quoi elle a été conçue : accompagner les longues distances avec confort, accroche et protection, sur les terrains qui comptent le plus pour l’ultra-trail.




