Salomon Ultra Flow 2 test

Test Salomon Ultra Flow 2 : notre avis complet

  • Accroche
  • Protection
  • Confort
  • Amorti
  • Rapport qualité-prix
3.6/5Note globale
Specs
  • Poids: 233 g (T42)
  • Drop: 6 mm
  • Hauteur crampons: Modérée
  • Gomme semelle: Propriétaire Salomon
  • Terrain recommandé: Single track forestier sec, chemin de montagne compact, sentier varié mixte sec/humide
  • Prix: 130 euros
Pour
  • Légèreté remarquable à 233 g en taille 42.
  • Confort immédiat sans phase de rodage nécessaire.
  • Mousse optiFOAM stable et régulière sur longue distance.
  • Rapport qualité-prix compétitif à 130 euros.
  • Laçage rapide pratique et efficace.
  • Très bonne respirabilité de la tige.
Contre
  • Accroche insuffisante en terrain humide et boueux.
  • Protection plantaire minimaliste, inadaptée au terrain rocailleux.
  • Stabilité latérale limitée en descentes techniques.
  • Tige non imperméable, inconfortable au passage d'eau.
Ce qu’il faut retenir du Salomon ultra flow 2
  • Légèreté exceptionnelle : 233 g en taille 42, comparable aux chaussures de trail racing haut de gamme.
  • Confort immédiat : zéro temps de rodage, la chaussure est opérationnelle dès la première sortie.
  • Amorti régulier longue distance : la mousse optiFOAM conserve son efficacité sans s’affaisser sur 25-40 km.
  • Laçage rapide efficace : système intégré permettant un ajustement homogène en quelques secondes.
  • Respiration optimale : maille fine perméable offrant bonne ventilation en conditions chaudes.
  • Rapport qualité-prix compétitif : 130 euros pour ce niveau de performance est honnête face aux concurrents directs.

La Salomon Ultra Flow 2 débarque dans un segment bien encombré : le trail d’endurance à moins de 150 euros. Face aux propositions d’Asics, New Balance ou La Sportiva, Salomon mise sur une formule simple. Un poids plume de 233 g en taille 42, un drop modéré de 6 mm et une promesse de confort sur la durée. Le tout affiché à 130 euros, ce qui la place clairement en entrée/milieu de gamme.

Ce test couvre plusieurs semaines d’utilisation sur sentiers variés : single track forestier, chemins de montagne, terrains humides après pluie. L’objectif est de répondre à une question concrète : la Ultra Flow 2 tient-elle ses promesses sur 20 à 40 km de trail ?

Elle s’adresse avant tout au coureur régulier qui cherche une chaussure légère pour ses sorties longues hebdomadaires, sans avoir à débourser 180 euros ou plus.

Salomon Ultra Flow 2

Présentation du Salomon Ultra Flow 2

Une chaussure pensée pour le trail d’endurance

La Ultra Flow 2 succède à la première génération en conservant la même philosophie : endurance légère, confort immédiat, accessibilité au plus grand nombre. Salomon ne cherche pas ici à rivaliser avec ses modèles techniques haut de gamme comme la S-Lab Ultra v2. La cible est différente : le trailer qui enchaîne les sorties de 15 à 35 km sur des terrains relativement roulants.

Le drop de 6 mm positionne la chaussure entre le minimalisme pur et les modèles à drop élevé. C’est une géométrie qui favorise une foulée naturelle sans contraindre le coureur à une adaptation longue. La technologie d’amorti optiFOAM est la colonne vertébrale du modèle. Dynamique selon Salomon, elle vise à absorber les chocs sans sacrifier le rebond.

Le profil de foulée visé est universel : attaque talon ou médio-pied, la chaussure s’adapte sans contrainte particulière.

Design et finitions au premier regard

En main, la Ultra Flow 2 surprend par sa légèreté réelle. On sent immédiatement qu’il ne s’agit pas d’une chaussure de trail alourdie par des renforts inutiles. La tige est fine, la semelle reste compacte sans être chétive.

Les coloris disponibles sont sobres, dans la ligne graphique habituelle de Salomon. La qualité de couture sur la tige est correcte pour le prix. Rien d’exceptionnel, mais rien qui n’inspire de doute non plus. Le laçage rapide est déjà visible au premier coup d’oeil : un système intégré qui permet un ajustement en quelques secondes.

Salomon Ultra Flow 2 semelle

Caractéristiques techniques du Salomon Ultra Flow 2

Voici les données clés du modèle en un coup d’oeil.

Prix : 130 euros Poids (T42) : 233 g Drop : 6 mm Mousse : optiFOAM Laçage : Système rapide intégré Terrain cible : Sentier, montagne, chemins variés

Ces chiffres parlent d’eux-mêmes. 233 g, c’est le poids d’une chaussure de trail racing pour certaines marques. Pour un modèle d’endurance avec un amorti réel, c’est une performance.

Accroche et semelle extérieure : grip sur tous les terrains

Comportement sur terrain sec et compact

Sur terrain sec, la Ultra Flow 2 se montre efficace. Les crampons ont une géométrie standard pour ce segment : profil modéré, espacement suffisant pour mordre dans la terre meuble sans accrocher sur les parties dures. En montée sur single track compact, l’adhérence est rassurante. La chaussure ne glisse pas, l’appui est précis.

Salomon Ultra Flow 2 tige

En descente sur chemin forestier bien tracé, le grip reste cohérent. La gomme utilisée par Salomon n’est pas référencée comme un composé Vibram Megagrip, contrairement à certains concurrents directs. Elle est propriétaire, et les performances restent dans la moyenne haute du segment endurance à ce prix.

La hauteur des crampons est modeste, ce qui confirme le positionnement roulant de la chaussure. Ne pas s’attendre ici aux crampons profonds d’un modèle technique comme la La Sportiva Mutant sur terrain alpin engagé.

Grip en terrain humide et boueux

C’est là que les limites apparaissent. Sur terrain mouillé après une nuit de pluie, la Ultra Flow 2 montre ses frontières. La gomme perd de son mordant sur les surfaces glissantes (racines, pierres humides, argile). Le pattern des crampons ne facilite pas non plus l’auto-nettoyage : la boue colle et réduit l’adhérence au bout de quelques foulées.

Ce n’est pas rédhibitoire pour des sentiers humides classiques. Mais sur un terrain vraiment détrempé ou boueux, la chaussure sera mise en difficulté. C’est un défaut courant sur les modèles d’endurance légère à ce prix.

Protection et maintien : ce que la Ultra Flow 2 encaisse

Pare-pierres et protection plantaire

La Ultra Flow 2 ne se présente pas comme un modèle de trail technique. La protection plantaire reste dans les standards du segment endurance : suffisante pour les sentiers bien entretenus, limitée sur terrain très rocailleux.

Sur des passages à cailloux épars, le ressenti reste correct. Pas de douleur franche sous le pied lors d’appuis sur arêtes vives. En revanche, sur des zones rocailleuses prolongées type chaos granitique, l’absence d’une véritable plaque rigide de protection se fait sentir. Le pied commence à accuser les coups après une heure de ce type de terrain. Pour ce genre de sortie, il vaut mieux se tourner vers des modèles équipés d’une protection plantaire plus affirmée.

Salomon Ultra Flow 2 mesh

Stabilité et renfort en dévers

La tige offre un maintien latéral correct pour un usage endurance standard. Sur des dévers modérés et des virages en épingle sur chemin large, la chaussure reste stable. La rigidité de l’ensemble est suffisante pour que le pied ne bascule pas.

Sur des dévers prononcés en terrain technique, le bilan est plus mitigé. La tige fine ne compense pas un manque d’assiette sur les appuis très latéraux. La confiance en descente technique reste moyenne. Si ton terrain de prédilection inclut beaucoup de passages escarpés et de hors-sentier, la Ultra Flow 2 montrera ses limites.

Amorti et confort longue distance

La mousse optiFOAM : dynamique ou trop douce ?

La mousse optiFOAM est le principal argument de la chaussure. À froid, le premier contact est immédiatement agréable. La mousse absorbe sans « avaler » le pied. On sent le sol, sans recevoir les chocs bruts. C’est l’équilibre visé.

En terme de rebond, la mousse est dans la moyenne du segment. Elle n’est pas aussi vive que les mousses haute densité type PEBA qu’on retrouve sur des modèles racing. Mais elle ne s’affaisse pas non plus après 10 km. Le compromis est honnête pour une chaussure à 130 euros. Si tu compares avec l’amorti plush d’une New Balance Fresh Foam Garoé, la optiFOAM est plus ferme et plus dynamique, moins enveloppante mais aussi plus précise.

Ressenti kilomètre après kilomètre

Sur une sortie de 25 km avec 900 m de dénivelé, le confort reste bon de bout en bout. Pas de point de pression notable, pas de chauffe localisée. La mousse ne s’est pas effondrée en fin de course. C’est l’un des vrais points forts du modèle : la régularité du confort dans la durée.

La durabilité à long terme de la mousse reste à confirmer sur plusieurs mois d’utilisation intensive. C’est une interrogation légitime pour toutes les mousses dans cette tranche de prix.

Salomon Ultra Flow 2 coté

Tige, respirabilité et maintien du pied

Respirabilité et gestion de la chaleur

La tige respire bien. Sur des sorties en conditions chaudes (15°C et plus), les pieds ventilent correctement. Pas de surchauffe marquée même après 2 heures d’effort. La maille utilisée est fine et perméable.

Ce niveau de respirabilité a un revers : la tige n’est pas imperméable. Un passage dans un ruisseau, même peu profond, suffit à imbiber l’ensemble. La chaussure sèche relativement vite, mais l’inconfort est réel pendant les 20-30 minutes qui suivent. Il n’y a pas de membrane Gore-Tex sur ce modèle, ce qui est cohérent avec le positionnement légèreté/respirabilité.

Laçage rapide et ajustement du pied

Le système de laçage rapide fonctionne bien. En quelques secondes, le pied est serré de façon homogène. Le maintien du réglage sur longue distance est bon : pas de desserrement progressif noté sur les sorties testées.

Quelques points de vigilance : les pieds larges ou avec une cambrure prononcée devront essayer la chaussure avant achat. Le serrage est homogène mais ne permet pas les ajustements millimétrés d’un lacet classique. Et le glissement du talon, minime mais présent, peut gêner sur les longues descentes si le serrage n’est pas parfaitement calibré au départ.

Usages et terrains recommandés pour le Salomon Ultra Flow 2

Distances et profils de course adaptés

La Ultra Flow 2 est dans son élément entre 15 et 40 km. Sur trail court (moins de 10 km), son amorti généreux n’est pas indispensable. Sur ultra-trail de 80 km et plus avec terrain très technique, la protection plantaire et la stabilité atteignent leurs limites.

Le dénivelé compatible est modéré à moyen : jusqu’à 1500-2000 m par sortie sur des sentiers bien balisés. Le rythme de pratique idéal est celui du coureur régulier à la recherche du confort longue distance, pas du compétiteur cherchant le chrono.

Pour les coureurs qui cherchent une chaussure orientée vitesse et légèreté sur terrain technique, d’autres options comme le test de la La Sportiva Helios 3 ou la New Balance FuelCell Venym sont plus pertinentes.

Terrains à privilégier, terrains à éviter

  • Single track forestier sec : très adapté
  • Chemin de montagne compact : très adapté
  • Sentier varié mixte sec/humide : adapté avec réserves
  • Terrain boueux et détrempé : déconseillé
  • Terrain très rocailleux et technique : déconseillé
  • Hors-sentier engagé : à éviter

Notre avis complet sur la Salomon Ultra Flow 2

Points forts

  • Légèreté réelle : 233 g en T42, c’est un argument concret. On le ressent dès le premier kilomètre.
  • Confort immédiat : zéro temps de rodage. La chaussure est opérationnelle dès la première sortie.
  • Mousse optiFOAM régulière : le confort ne s’effondre pas en fin de sortie longue.
  • Rapport qualité/prix compétitif : 130 euros pour ce niveau de légèreté et de confort est honnête sur le marché.
  • Laçage rapide efficace : un vrai gain de temps et de praticité.

Points faibles

  • Accroche insuffisante en conditions humides : la gomme propriétaire n’est pas à la hauteur d’un Vibram Megagrip face à la boue et aux surfaces glissantes.
  • Protection plantaire minimaliste : terrain rocailleux engagé déconseillé.
  • Stabilité latérale limitée : insuffisante pour les descentes très techniques.
  • Tige non imperméable : passage dans l’eau = inconfort temporaire garanti.
  • Durabilité de la mousse à confirmer sur le long terme.

Note par critère

  • Accroche : 6,5 sur 10
  • Amorti : 7,5 sur 10
  • Maintien : 6,5 sur 10
  • Respirabilité : 8 sur 10
  • Rapport qualité/prix : 8 sur 10
  • Note globale : 7,3 sur 10

Conclusion : à qui s’adresse le Salomon Ultra Flow 2 ?

Le bon choix si…

Tu enchaînes des sorties de 15 à 40 km sur sentiers variés, majoritairement secs ou légèrement humides. Tu veux une chaussure légère, confortable dès le premier kilomètre, sans te ruiner. Le budget de 130 euros est serré et tu ne veux pas sacrifier le confort longue distance. Tu cours en forêt, en moyenne montagne, sur des chemins bien tracés.

La Ultra Flow 2 coche ces cases sans détour. Si tu hésites dans cette tranche de prix avec d’autres modèles polyvalents, il peut être utile de consulter aussi notre test de l’Adidas Terrex Tracerocker 2 pour comparer le positionnement.

À éviter si…

Tu coures principalement sur terrain boueux, très rocailleux ou en haute montagne technique. Tu as besoin d’une protection maximale sous le pied ou d’un maintien renforcé pour les terrains engagés. Tu envisages des ultras de plus de 80 km avec des profils alpins difficiles. Dans ce cas, des modèles comme la La Sportiva Jackal II ou la Salomon S-Lab Ultra v2 correspondent mieux au cahier des charges.

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